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Quiz : Maîtrises-tu le Pinyin et les 4 Tons du Chinois ?

Treize questions, de la plus facile à la plus piégeuse, pour vérifier que tu lis le pinyin et ses tons sans te tromper.

Cet article a été rédigé à des fins pédagogiques. Les informations présentées peuvent évoluer. Nous t’invitons à vérifier auprès de sources officielles.

L'essentiel à connaître

En pinyin, le petit signe posé sur la voyelle indique le ton, c'est-à-dire la mélodie de ta voix sur la syllabe. Et le ton change le mot : mā veut dire « maman », mǎ veut dire « cheval ». Le pinyin est l'écriture officielle du chinois en lettres latines, adoptée en Chine le 11 février 1958 (Hanyu Pinyin Fang'an) : il note quatre tons, plus un ton neutre qui ne porte aucun signe.

TonExempleTa voix
1ermā (妈, maman)reste haute et tenue
2emá (麻, chanvre)monte du milieu vers le haut
3emǎ (马, cheval)descend bas, puis remonte
4emà (骂, gronder)tombe sèchement du haut vers le bas
Neutrema (吗, mot de question)passe vite, sans appuyer

Côté consonnes, tout se joue sur le souffle. Les lettres b, d, g, j, z et zh se disent sans souffle et sans vibration de la gorge ; p, t, k, q, c et ch, avec une petite bouffée d'air. Le b chinois sonne donc presque comme notre p, et le p chinois comme un p suivi d'un souffle. Attention au q, qui ne se lit jamais « k » : il se dit à peu près « tch » avec un souffle (qī, sept).

Côté voyelles, après z, c, s, zh, ch, sh et r, le i n'est pas un i français : c'est une voyelle étouffée qui prolonge la consonne (sì, quatre). Le u se dit « ou » : bù (不, non). Mais après j, q, x et y, c'est un ü privé de ses deux points, prononcé comme le u de « tu » : qù (去, aller). Après n et l, les points restent, pour distinguer lù (路, route) de lǜ (绿, vert).

À retenir : le signe de ton va sur le a s'il y en a un (hǎo), sinon sur le o ou le e (guǒ, xiě). Dans iu et ui, formes abrégées de iou et uei, il va sur la seconde lettre : liù, guì (norme chinoise GB/T 16159-2012). Sur un i, le signe remplace le point.

Piège classique : quand deux 3e tons se suivent, le premier se dit au 2e ton. Tu prononces ní hǎo, mais tu écris nǐ hǎo : le pinyin garde le ton d'origine de chaque syllabe.

Quiz : teste tes connaissances

Les questions montent en difficulté : les trois dernières sont les plus piégeuses.

Question 1 : Quel signe marque le 4e ton en pinyin ?

A. Un trait plat, comme dans mā
B. Un accent qui monte, comme dans má
C. Un accent qui descend, comme dans mà
D. Un petit v, comme dans mǎ

Réponse : C. Le 4e ton tombe du haut vers le bas, et son signe descend dans le même sens : mà. L'accent qui monte (má) est le piège : il marque le 2e ton, celui où la voix monte.

Question 2 : Lequel de ces mots veut dire « cheval » ?

A. mǎ
B. mā
C. má
D. mà

Réponse : A. Mǎ (马), au 3e ton, c'est le cheval. Mā (妈), au 1er ton, veut dire « maman » : seul le ton sépare les deux mots.

Question 3 : Dans « Nǐ hǎo ma ? » (Comment vas-tu ?), quel ton porte ma (吗) ?

A. Le 1er ton, car il n'a pas de signe
B. Le 3e ton, comme mǎ, le cheval
C. Le 2e ton, car la phrase est une question
D. Le ton neutre, dit vite et sans appuyer

Réponse : D. Une syllabe sans signe porte le ton neutre : on la dit vite, sans appuyer. Le piège A oublie que le 1er ton a son propre signe, le trait plat de mā.

Question 4 : Prononcé seul, comment se dessine le 3e ton ?

A. La voix reste haute et tenue
B. La voix descend bas, puis remonte
C. La voix monte du milieu vers le haut
D. La voix tombe sèchement vers le bas

Réponse : B. Le 3e ton descend bas puis remonte, comme son signe en forme de petit v : mǎ. Le piège C décrit le 2e ton, qui monte sans descendre d'abord.

Question 5 : Qu'est-ce qui distingue b et p en pinyin ?

A. b se dit avec un souffle, p sans souffle
B. b fait vibrer la gorge, p non
C. b se dit sans souffle, p avec un souffle
D. p fait vibrer la gorge, b non

Réponse : C. En chinois, ni b ni p ne fait vibrer la gorge : seul le souffle les sépare, et c'est le p qui en a un. Le piège B applique la règle du français, où b et p se distinguent par la vibration de la gorge.

Question 6 : Comment se prononce le q de qī (七, sept) ?

A. Comme le k de « kilo »
B. Comme le ch de « chat »
C. Comme un « ts » avec un souffle
D. Comme un « tch » avec un souffle

Réponse : D. Le q se dit à peu près « tch », suivi d'un souffle. Le piège A vient du français, où q se lit « k » : en pinyin, jamais. Le « ts » soufflé de C, lui, s'écrit c, comme dans cài.

Question 7 : Dans bù (不, non), comment se prononce le u ?

A. « ou », comme dans « fou »
B. « u », comme dans « tu »
C. « eu », comme dans « feu »
D. « o », comme dans « mot »

Réponse : A. Dans bù, le u se dit « ou ». Le piège B lit la lettre à la française : le son de « tu » est celui de ü, comme dans lǜ (绿, vert).

Question 8 : Laquelle de ces syllabes porte son signe de ton au bon endroit ?

A. xǐe
B. gǔo
C. lǎo
D. hùo

Réponse : C. Le signe va sur le a quand il y en a un : lǎo (老, vieux). Sinon, il va sur le o ou le e, pas sur la première voyelle venue : xiě (写), guǒ (果), huò (或).

Question 9 : Dans sì (四, quatre), comment se prononce le i ?

A. Comme une voyelle étouffée qui prolonge le s
B. Comme le i de « si », bien net
C. Comme le « eu » de « feu »
D. Comme le « é » de « été »

Réponse : A. Après z, c, s, zh, ch, sh et r, le i n'est pas un i français : la consonne se prolonge en une voyelle étouffée. Le i net de « si » (piège B) n'existe jamais après ces sept consonnes.

Question 10 : Comment prononce-t-on nǐ hǎo (你好, bonjour) à l'oral ?

A. nǐ hǎo, avec deux 3e tons complets
B. nǐ háo, le second passe au 2e ton
C. nī hǎo, le premier passe au 1er ton
D. ní hǎo, le premier passe au 2e ton

Réponse : D. Quand deux 3e tons se suivent, le premier se dit au 2e ton : on entend ní hǎo. Le piège B fait monter la mauvaise syllabe : c'est le premier des deux qui change.

Question 11 : Dans qù (去, aller), comment se prononce le u ?

A. « ou », comme dans « fou »
B. « u », comme dans « tu »
C. « eu », comme dans « feu »
D. « o », comme dans « mot »

Réponse : B. Après j, q, x et y, le u est un ü privé de ses deux points : il se dit comme dans « tu ». Les points sont inutiles, car j, q et x ne se combinent jamais avec le son « ou ». Le piège A applique la règle de bù, valable après les autres consonnes.

Question 12 : Laquelle de ces syllabes est bien écrite ?

A. lìu (六, six)
B. gùi (贵, cher)
C. duì (对, juste)
D. jǐu (九, neuf)

Réponse : C. Dans iu et ui, formes abrégées de iou et uei, le signe va sur la seconde lettre : duì, mais aussi liù, guì et jiǔ. Le piège, lìu ou gùi, vient du réflexe de marquer la première voyelle.

Question 13 : En pinyin, comment écrit-on 你好 (bonjour), qu'on prononce ní hǎo ?

A. ní hǎo
B. nǐ hǎo
C. ní háo
D. nǐ háo

Réponse : B. À l'écrit, le pinyin garde le ton d'origine de chaque syllabe : nǐ hǎo, avec deux 3e tons. Le piège A note ce qu'on entend, alors que le passage au 2e ton se fait seulement à l'oral.

Sources

Hanyu Pinyin Fang'an, schéma officiel du pinyin approuvé le 11 février 1958 : texte en chinois sur Wikisource.

Norme chinoise GB/T 16159-2012 sur l'orthographe du pinyin, article 6.5 (place des signes de ton).

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