L'essentiel à connaître
Pour déchiffrer un mot en katakana, lis-le signe par signe, puis dis le tout à voix haute : le mot étranger apparaît. ホテル se lit ho-te-ru, et tu entends « hôtel ». Le japonais ne distingue pas le r du l : un « l » étranger s'écrit avec ラ, リ, ル, レ ou ロ.
Les katakana servent à écrire les mots venus d'autres langues et les noms étrangers. Leurs traits sont droits et anguleux, là où les hiragana sont arrondis. Ces mots ne viennent pas tous de l'anglais : パン (pan, « pain ») vient du portugais, アンケート (ankēto, « questionnaire ») du français « enquête ».
En japonais, une consonne est presque toujours suivie d'une voyelle (seuls ン et le petit ッ font exception). Quand un mot étranger enchaîne des consonnes, le japonais ajoute donc une voyelle, le plus souvent u, et o après t ou d : « ice cream » devient アイスクリーム (a-i-su-ku-rī-mu), « test » devient テスト (te-su-to). Pour retrouver le mot d'origine, retire ces voyelles ajoutées.
| Signe | Ce qu'il fait | Exemple |
|---|---|---|
| ゛ (deux petits traits, le dakuten) | k devient g, s devient z, t devient d, h devient b | ハ ha, バ ba |
| ゜ (petit rond, le handakuten) | h devient p | ハ ha, パ pa |
| ー (trait d'allongement) | allonge la voyelle d'avant (en lettres latines : ā, ī, ū, ē, ō), là où les hiragana ajoutent une voyelle | コーヒー kōhī, « café » |
| petit ッ | ne se lit pas tsu : il double la consonne qui suit | カップ kappu, « tasse » |
| petits ャ ュ ョ | se fondent avec le signe d'avant en une seule syllabe | ジュース jūsu, « jus » |
| petits ァ ィ ゥ ェ ォ | forment des sons venus d'autres langues | フォーク fōku, « fourchette » |
Piège classique : シ (shi) a ses deux petits traits l'un sous l'autre, à gauche ; ツ (tsu) les a côte à côte, en haut. ン (n) et ソ (so) n'en ont qu'un : couché pour ン, dressé pour ソ. Le grand trait monte vers la droite dans シ et ン, il descend depuis la droite dans ツ et ソ. Autre piège : dans un mot étranger, « zu » s'écrit ズ, car le tableau officiel japonais des katakana pour les mots étrangers (1991) ne contient pas ヅ.
En japonais LVC (troisième langue vivante), c'est en seconde que le programme fait découvrir les hiragana, les katakana et les kanji, au fil de l'année.
Quiz : teste tes connaissances
Les premières questions te mettent en confiance ; les trois dernières sont les plus piégeuses.
Question 1 : Lequel de ces mots est écrit en katakana ?
Réponse : B. カメラ (kamera, « appareil photo ») a des traits droits et anguleux : c'est du katakana. すし (« sushi ») est un mot japonais, écrit ici en hiragana arrondis : être connu à l'étranger ne suffit pas pour passer en katakana.
Question 2 : Comment se lit パン, le mot japonais pour « pain » ?
Réponse : C. Le petit rond change ハ (ha) en パ (pa), et ン se lit n : pan. La lecture ban demanderait les deux petits traits (バ) ; paso confond ン avec ソ.
Question 3 : Lis テレビ. Quel mot français retrouves-tu ?
Réponse : A. テレビ se lit te-re-bi : c'est l'anglais « television », raccourci. « Téléphone » commence pareil, mais la fin bi ne colle pas.
Question 4 : Comment écrit-on « bus » en katakana ?
Réponse : D. Les deux petits traits changent ハ (ha) en バ (ba), puis ス se lit su : basu. パス se lit pasu, car le petit rond donne un p.
Question 5 : Dans コーヒー (kōhī, « café »), à quoi sert le trait ー ?
Réponse : B. Le trait ー prolonge la voyelle qui le précède : kō, puis hī. Doubler une consonne, c'est le travail du petit ッ, pas de ー.
Question 6 : Lis ホテル. Quel est le mot d'origine ?
Réponse : A. ホテル se lit ho-te-ru, et ce ru final note le l de « hôtel ». Le piège « hotte » vient d'une lecture qui oublie ce ru.
Question 7 : Pourquoi « ice cream » devient-il アイスクリーム (a-i-su-ku-rī-mu) en japonais ?
Réponse : D. Après s, k et m, le japonais ajoute un u : su, ku, mu. La proposition A dit l'inverse du vrai : un katakana note une voyelle, ou une consonne suivie d'une voyelle, sauf ン et le petit ッ.
Question 8 : Dans カップ (kappu, « tasse »), que fait le petit ッ ?
Réponse : C. Le petit ッ ne se prononce pas : il double la consonne suivante, kap-pu, avec un léger arrêt avant le p. Le lire tsu, comme le grand ツ, donnerait katsupu.
Question 9 : Comment se lit ジュース (« jus ») ?
Réponse : D. Le petit ュ se fond avec ジ (ji) en ju, et ー allonge le u : jūsu. Le piège jiyūsu lit le petit ュ comme un grand ユ, en deux syllabes.
Question 10 : Comment se lit フォーク (« fourchette », de l'anglais fork) ?
Réponse : B. Le petit ォ s'unit à フ (fu) pour faire fo, puis ー l'allonge : fōku. Le piège fuōku lit le petit ォ comme un grand オ et ajoute une syllabe.
Question 11 : Comment se lit コンピューター (« ordinateur ») ?
Réponse : A. On lit ko, n, pyū (ピ, petit ュ, ー), puis tā (タ, ー). La lecture konpyutā oublie le premier ー ; konpiyūtā lit le petit ュ comme un grand ユ.
Question 12 : Quel katakana se lit « n » ?
Réponse : C. ン a un seul petit trait, couché, et un grand trait qui monte vers la droite. ソ, son sosie, a un petit trait dressé et un grand trait qui descend : il se lit so.
Question 13 : Comment se lit シャツ (« chemise », de l'anglais shirt) ?
Réponse : A. シ (petits traits l'un sous l'autre) se lit shi, et avec le petit ャ il donne sha ; ツ (petits traits côte à côte) se lit tsu. Le piège shashi lit ツ comme un second シ.
Question 14 : Lequel de ces mots se lit bīru et veut dire « bière » ?
Réponse : C. En katakana, une voyelle longue s'écrit en principe avec ー : ビール. ビイル garde l'habitude des hiragana, qui ajoutent une voyelle. Et ビル est un autre mot : biru, « immeuble », abrégé de l'anglais building.
Question 15 : Comment écrit-on chīzu, « fromage » (de l'anglais cheese) ?
Réponse : B. Dans un mot étranger, zu s'écrit ズ : チーズ. ヅ se prononce aussi zu, d'où le piège, mais il ne figure pas dans le tableau officiel des katakana pour les mots étrangers. シーズ se lirait shīzu.
Sources
Agence pour les affaires culturelles du Japon (文化庁), « 外来語の表記 » : règles officielles d'écriture des mots étrangers, avis du Cabinet du 28 juin 1991, en japonais.
Ministère de l'Éducation nationale, programme de japonais pour les classes de lycée général et technologique.