Exercices Corrigés sur les Fonctions Holomorphes en Analyse Complexe
Compétences travaillées : Comprendre la définition et les propriétés des fonctions holomorphes, maîtriser les conditions de Cauchy-Riemann, appliquer le théorème de Cauchy pour l'intégration, utiliser les résidus pour le calcul d'intégrales.
Erreurs fréquentes : Confusion entre fonctions analytiques et holomorphes (souvent utilisés de manière interchangeable, mais l'holomorphie implique la différentiabilité complexe dans un voisinage), erreurs dans l'application des conditions de Cauchy-Riemann, oubli de la constante dans le théorème des résidus.
Bienvenue dans le monde fascinant de l'analyse complexe ! Cette série de 10 exercices te guidera à travers les concepts fondamentaux des fonctions holomorphes. Tu apprendras à identifier ces fonctions, à comprendre leurs propriétés remarquables et à utiliser des outils puissants comme le théorème de Cauchy et les résidus pour résoudre des problèmes d'intégration. La difficulté progresse pour assurer une assimilation complète.
Exercice 1 : Soit $f(z) = z^2$. Montre que $f$ est holomorphe sur tout $\mathbb{C}$ et calcule sa dérivée $f'(z)$.
Correction :
Nous allons vérifier la définition d'une fonction holomorphe, qui est une fonction différentiable au sens complexe.
Méthode : Utiliser la définition de la dérivée complexe, ou vérifier les conditions de Cauchy-Riemann.
Solution étape par étape :
La définition de la dérivée complexe de $f$ en $z_0$ est :
$f'(z_0) = \lim_{h \to 0} \frac{f(z_0 + h) - f(z_0)}{h}$
Ici, $f(z) = z^2$. Donc $f(z_0+h) = (z_0+h)^2 = z_0^2 + 2z_0 h + h^2$.
$\frac{f(z_0 + h) - f(z_0)}{h} = \frac{(z_0^2 + 2z_0 h + h^2) - z_0^2}{h} = \frac{2z_0 h + h^2}{h} = 2z_0 + h$.
Quand $h \to 0$, la limite est $2z_0$.
Puisque la limite existe pour tout $z_0 \in \mathbb{C}$, la fonction $f(z) = z^2$ est différentiable sur tout $\mathbb{C}$. Elle est donc holomorphe sur $\mathbb{C}$.
Sa dérivée est $f'(z) = 2z$.
Astuce : La fonction $z^n$ est un exemple classique de fonction holomorphe.
Résultat : $f(z) = z^2$ est holomorphe sur $\mathbb{C}$ et $f'(z) = 2z$.
Exercice 2 : Soit $f(z) = x^2 - y^2 + 2ixy$, où $z = x+iy$. Montre que $f$ est holomorphe sur $\mathbb{C}$ et calcule $f'(z)$.
Correction :
Pour cet exercice, nous allons utiliser les conditions de Cauchy-Riemann.
Méthode : Vérifier les conditions de Cauchy-Riemann.
Solution étape par étape :
On écrit $f(z) = u(x, y) + iv(x, y)$, où $u(x, y) = x^2 - y^2$ et $v(x, y) = 2xy$.
Les conditions de Cauchy-Riemann sont :
- $\frac{\partial u}{\partial x} = \frac{\partial v}{\partial y}$
- $\frac{\partial u}{\partial y} = -\frac{\partial v}{\partial x}$
Calculons les dérivées partielles :
$\frac{\partial u}{\partial x} = 2x$
$\frac{\partial u}{\partial y} = -2y$
$\frac{\partial v}{\partial x} = 2y$
$\frac{\partial v}{\partial y} = 2x$
Vérifions les conditions :
- $2x = 2x$ (Vrai)
- $-2y = -(2y)$ (Vrai)
Les fonctions $u$ et $v$ sont des polynômes, donc elles sont continûment différentiables sur $\mathbb{R}^2$. Comme les conditions de Cauchy-Riemann sont satisfaites partout, $f(z)$ est holomorphe sur $\mathbb{C}$.
La dérivée $f'(z)$ est donnée par $f'(z) = \frac{\partial u}{\partial x} + i \frac{\partial v}{\partial x}$ (ou $\frac{\partial v}{\partial y} - i \frac{\partial u}{\partial y}$).
$f'(z) = 2x + i(2y) = 2(x+iy) = 2z$.
Astuce : Reconnaître la forme de $f(z)$ peut aider. Ici, $f(z) = (x+iy)^2 = z^2$. La fonction $z^2$ est bien holomorphe.
Résultat : $f(z) = x^2 - y^2 + 2ixy$ est holomorphe sur $\mathbb{C}$ et $f'(z) = 2z$.
Exercice 3 : Soit $f(z) = \bar{z}$ (conjugué de $z$). Montre que $f$ n'est pas holomorphe sur $\mathbb{C}$.
Correction :
Nous allons tester les conditions de Cauchy-Riemann pour la fonction $f(z) = \bar{z}$.
Méthode : Vérifier les conditions de Cauchy-Riemann.
Solution étape par étape :
On écrit $f(z) = u(x, y) + iv(x, y)$.
Puisque $z = x+iy$, $\bar{z} = x-iy$. Donc $u(x, y) = x$ et $v(x, y) = -y$.
Calculons les dérivées partielles :
$\frac{\partial u}{\partial x} = 1$
$\frac{\partial u}{\partial y} = 0$
$\frac{\partial v}{\partial x} = 0$
$\frac{\partial v}{\partial y} = -1$
Vérifions les conditions de Cauchy-Riemann :
- $\frac{\partial u}{\partial x} = \frac{\partial v}{\partial y} \implies 1 = -1$ (Faux)
- $\frac{\partial u}{\partial y} = -\frac{\partial v}{\partial x} \implies 0 = -(0)$ (Vrai)
La première condition n'est pas satisfaite. Par conséquent, $f(z) = \bar{z}$ n'est pas holomorphe en aucun point de $\mathbb{C}$.
Astuce : Les fonctions impliquant $\bar{z}$ sont souvent non holomorphes, car $\bar{z}$ n'est pas un polynôme en $z$. Le conjugué n'est pas une transformation analytique.
Résultat : $f(z) = \bar{z}$ n'est pas holomorphe sur $\mathbb{C}$.
Exercice 4 : Soit $f(z) = e^z$. Montre que $f$ est holomorphe sur $\mathbb{C}$ et calcule $f'(z)$.
Correction :
Nous allons utiliser les conditions de Cauchy-Riemann pour la fonction exponentielle complexe.
Méthode : Vérifier les conditions de Cauchy-Riemann.
Solution étape par étape :
On écrit $z = x+iy$. Alors $f(z) = e^z = e^{x+iy} = e^x e^{iy} = e^x (\cos(y) + i\sin(y))$.
On identifie la partie réelle et la partie imaginaire :
$u(x, y) = e^x \cos(y)$
$v(x, y) = e^x \sin(y)$
Calculons les dérivées partielles :
$\frac{\partial u}{\partial x} = e^x \cos(y)$
$\frac{\partial u}{\partial y} = -e^x \sin(y)$
$\frac{\partial v}{\partial x} = e^x \sin(y)$
$\frac{\partial v}{\partial y} = e^x \cos(y)$
Vérifions les conditions de Cauchy-Riemann :
- $\frac{\partial u}{\partial x} = \frac{\partial v}{\partial y} \implies e^x \cos(y) = e^x \cos(y)$ (Vrai)
- $\frac{\partial u}{\partial y} = -\frac{\partial v}{\partial x} \implies -e^x \sin(y) = -(e^x \sin(y))$ (Vrai)
Les dérivées partielles sont continues partout. Donc, $f(z) = e^z$ est holomorphe sur $\mathbb{C}$.
Calculons la dérivée :
$f'(z) = \frac{\partial u}{\partial x} + i \frac{\partial v}{\partial x} = e^x \cos(y) + i (e^x \sin(y)) = e^x (\cos(y) + i\sin(y)) = e^x e^{iy} = e^{x+iy} = e^z$.
Astuce : La fonction exponentielle complexe $e^z$ se comporte de manière très similaire à son analogue réel.
Résultat : $f(z) = e^z$ est holomorphe sur $\mathbb{C}$ et $f'(z) = e^z$.
Exercice 5 : Soit $f(z) = |z|^2 = x^2 + y^2$. Montre que $f$ n'est holomorphe qu'à l'origine ($z=0$).
Correction :
Nous allons examiner les conditions de Cauchy-Riemann pour $f(z) = |z|^2$.
Méthode : Vérifier les conditions de Cauchy-Riemann.
Solution étape par étape :
On a $f(z) = x^2 + y^2$. Donc $u(x, y) = x^2 + y^2$ et $v(x, y) = 0$.
Calculons les dérivées partielles :
$\frac{\partial u}{\partial x} = 2x$
$\frac{\partial u}{\partial y} = 2y$
$\frac{\partial v}{\partial x} = 0$
$\frac{\partial v}{\partial y} = 0$
Les conditions de Cauchy-Riemann sont :
- $2x = 0$
- $2y = -(0) \implies 2y = 0$
Ces deux conditions sont satisfaites simultanément si et seulement si $x=0$ et $y=0$. Autrement dit, seulement au point $z = 0+0i = 0$.
Les dérivées partielles sont continues partout. Donc, $f$ est différentiable au sens complexe uniquement à l'origine.
Astuce : Les fonctions qui dépendent de $|z|$ ou $\bar{z}$ doivent être manipulées avec soin. Elles ne sont généralement pas holomorphes sauf dans des cas très spécifiques.
Résultat : $f(z) = |z|^2$ est holomorphe uniquement au point $z=0$.
Exercice 6 : Soit $f(z)$ une fonction holomorphe dans un domaine $D$. Montre que si $f(z)$ est réelle sur tout $D$, alors $f$ est constante sur $D$.
Correction :
Cet exercice utilise la relation entre la partie réelle, la partie imaginaire et la dérivée d'une fonction holomorphe.
Méthode : Utiliser les conditions de Cauchy-Riemann et la définition de la dérivée.
Solution étape par étape :
Si $f(z)$ est réelle sur $D$, cela signifie que sa partie imaginaire est nulle partout dans $D$. Soit $f(z) = u(x, y) + iv(x, y)$.
On a $v(x, y) = 0$ pour tout $(x, y)$ dans le domaine correspondant à $D$.
Les conditions de Cauchy-Riemann sont $\frac{\partial u}{\partial x} = \frac{\partial v}{\partial y}$ et $\frac{\partial u}{\partial y} = -\frac{\partial v}{\partial x}$.
Puisque $v(x, y) = 0$ pour tout $(x, y)$, ses dérivées partielles par rapport à $x$ et $y$ sont nulles :
$\frac{\partial v}{\partial x} = 0$ et $\frac{\partial v}{\partial y} = 0$.
Les conditions de Cauchy-Riemann deviennent alors :
- $\frac{\partial u}{\partial x} = 0$
- $\frac{\partial u}{\partial y} = 0$
Cela signifie que la partie réelle $u(x, y)$ est constante sur le domaine $D$ (car ses dérivées partielles sont nulles dans un domaine connexe).
Comme $f(z) = u(x, y)$ et $u$ est constante, $f(z)$ est constante sur $D$.
Point méthode : Si une fonction holomorphe a sa partie réelle ou sa partie imaginaire constante, alors la fonction est constante.
Résultat : Si $f(z)$ est holomorphe et réelle sur un domaine $D$, alors $f$ est constante sur $D$.
Exercice 7 : Soit $f(z)$ une fonction holomorphe dans un domaine $D$. Montre que si $|f(z)|$ est constante sur $D$, alors $f(z)$ est constante sur $D$. (Utilise la forme analytique des conditions de Cauchy-Riemann pour $|f(z)|^2$.)
Correction :
Cet exercice est une conséquence importante du principe du module maximum.
Méthode : Analyser la dérivabilité de $|f(z)|^2$ et appliquer les conditions de Cauchy-Riemann.
Solution étape par étape :
Soit $|f(z)| = C$ (une constante positive) sur un domaine $D$. Alors $|f(z)|^2 = C^2$ est aussi constante sur $D$.
Soit $f(z) = u(x, y) + iv(x, y)$. Alors $|f(z)|^2 = u(x, y)^2 + v(x, y)^2$.
Puisque $|f(z)|^2$ est constante, ses dérivées partielles par rapport à $x$ et $y$ sont nulles.
$\frac{\partial}{\partial x} (u^2 + v^2) = 2u \frac{\partial u}{\partial x} + 2v \frac{\partial v}{\partial x} = 0$.
$\frac{\partial}{\partial y} (u^2 + v^2) = 2u \frac{\partial u}{\partial y} + 2v \frac{\partial v}{\partial y} = 0$.
Puisque $f$ est holomorphe, elle satisfait les conditions de Cauchy-Riemann : $\frac{\partial u}{\partial x} = \frac{\partial v}{\partial y}$ et $\frac{\partial u}{\partial y} = -\frac{\partial v}{\partial x}$.
Les deux équations deviennent :
- $2u \frac{\partial u}{\partial x} + 2v (-\frac{\partial u}{\partial y}) = 0 \implies u \frac{\partial u}{\partial x} - v \frac{\partial u}{\partial y} = 0$.
- $2u \frac{\partial u}{\partial y} + 2v \frac{\partial u}{\partial x} = 0 \implies u \frac{\partial u}{\partial y} + v \frac{\partial u}{\partial x} = 0$.
Considérons ces deux équations comme un système linéaire pour $\frac{\partial u}{\partial x}$ et $\frac{\partial u}{\partial y}$ :
$\begin{pmatrix} u & -v \\ v & u \end{pmatrix} \begin{pmatrix} \frac{\partial u}{\partial x} \\ \frac{\partial u}{\partial y} \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 \\ 0 \end{pmatrix}$.
Le déterminant de la matrice est $u^2 - (-v^2) = u^2 + v^2 = |f(z)|^2$.
Si $|f(z)| = C > 0$, alors $|f(z)|^2 = C^2 > 0$. Le déterminant est non nul. La seule solution de ce système est $\frac{\partial u}{\partial x} = 0$ et $\frac{\partial u}{\partial y} = 0$.
Si $f(z)$ n'est pas identiquement nulle, alors $|f(z)|^2 > 0$. Les dérivées partielles de $u$ sont nulles, donc $u$ est constante. Puisque $\frac{\partial u}{\partial x} = \frac{\partial v}{\partial y}$ et $\frac{\partial u}{\partial y} = -\frac{\partial v}{\partial x}$, les dérivées partielles de $v$ sont aussi nulles, donc $v$ est constante.
Donc $f(z) = u + iv$ est constante.
Si $|f(z)| = C = 0$, alors $f(z) = 0$ pour tout $z \in D$, ce qui est une fonction constante.
Point méthode : Ce résultat est très puissant. Il implique le maximum et le minimum d'une fonction holomorphe non constante sont atteints sur le bord du domaine, jamais à l'intérieur.
Résultat : Si $f(z)$ est holomorphe et $|f(z)|$ est constante sur un domaine $D$, alors $f(z)$ est constante sur $D$.
Exercice 8 : Soit $f(z) = \frac{1}{z}$. Calculer le long du cercle unité $C$ décrit par $|z|=1$, parcouru dans le sens trigonométrique, l'intégrale $\oint_C f(z) dz$. Utilise la paramétrisation.
Correction :
Nous allons calculer une intégrale curviligne d'une fonction complexe en utilisant une paramétrisation.
Méthode : Paramétrer la courbe et substituer dans l'intégrale.
Solution étape par étape :
Le cercle unité $C$ est décrit par $z(t) = e^{it}$ pour $t \in [0, 2\pi]$.
Alors $dz = z'(t) dt = ie^{it} dt$.
La fonction est $f(z) = \frac{1}{z}$. Sur le cercle unité, $z = e^{it}$, donc $f(z(t)) = \frac{1}{e^{it}} = e^{-it}$.
L'intégrale devient :
$\oint_C \frac{1}{z} dz = \int_0^{2\pi} f(z(t)) z'(t) dt = \int_0^{2\pi} e^{-it} (ie^{it}) dt$
$= \int_0^{2\pi} i e^{-it} e^{it} dt = \int_0^{2\pi} i dt$
$= i [t]_0^{2\pi} = i (2\pi - 0) = 2\pi i$.
Astuce : Cette intégrale est un résultat fondamental qui sera généralisé par le théorème des résidus.
Résultat : $\oint_C \frac{1}{z} dz = 2\pi i$.
Exercice 9 : Soit $f(z) = z^3 + 2z - 1$. Calcule $\oint_C f(z) dz$ où $C$ est le cercle unité $|z|=1$, parcouru dans le sens trigonométrique.
Correction :
Ce calcul d'intégrale peut être effectué de deux manières : par paramétrisation ou par le théorème de Cauchy.
Méthode : Utiliser le théorème de Cauchy.
Solution étape par étape :
La fonction $f(z) = z^3 + 2z - 1$ est un polynôme. Les polynômes sont holomorphes sur tout le plan complexe $\mathbb{C}$.
Le cercle unité $C$ est une courbe fermée simple dans le domaine d'holomorphie de $f(z)$.
Le théorème de Cauchy stipule que si une fonction $f$ est holomorphe sur un domaine simplement connexe $D$, alors pour toute courbe fermée simple $C$ dans $D$, $\oint_C f(z) dz = 0$.
Ici, $D = \mathbb{C}$ est simplement connexe, et $C$ est dans $D$. Donc, l'intégrale est nulle.
Sans le théorème de Cauchy, par paramétrisation :
$z(t) = e^{it}$, $dz = ie^{it} dt$ pour $t \in [0, 2\pi]$.
$\oint_C (z^3 + 2z - 1) dz = \int_0^{2\pi} ((e^{it})^3 + 2e^{it} - 1) ie^{it} dt$
$= i \int_0^{2\pi} (e^{i3t} + 2e^{it} - 1) e^{it} dt = i \int_0^{2\pi} (e^{i4t} + 2e^{i2t} - e^{it}) dt$
$= i \left[ \frac{e^{i4t}}{4i} + 2\frac{e^{i2t}}{2i} - \frac{e^{it}}{i} \right]_0^{2\pi}$
$= \left[ \frac{e^{i4t}}{4} + e^{i2t} - e^{it} \right]_0^{2\pi}$
Comme $e^{i 2\pi k} = 1$ pour tout $k \in \mathbb{Z}$ :
$= \left(\frac{1}{4} + 1 - 1 \right) - \left(\frac{1}{4} + 1 - 1 \right) = \frac{1}{4} - \frac{1}{4} = 0$.
Point méthode : Le théorème de Cauchy est un outil extrêmement puissant pour simplifier le calcul d'intégrales complexes.
Résultat : $\oint_C (z^3 + 2z - 1) dz = 0$.
Exercice 10 : Soit $f(z) = \frac{1}{z(z-1)}$. Calculer $\oint_C f(z) dz$ où $C$ est le cercle $|z|=2$, parcouru dans le sens trigonométrique.
Correction :
Cette intégrale a une singularité à l'intérieur du contour. Nous utiliserons le théorème des résidus.
Méthode : Identifier les singularités, calculer leurs résidus, et appliquer le théorème des résidus.
Solution étape par étape :
La fonction $f(z) = \frac{1}{z(z-1)}$ a des pôles simples en $z=0$ et $z=1$. Les deux pôles sont à l'intérieur du cercle $C$ de rayon 2.
Le théorème des résidus stipule que $\oint_C f(z) dz = 2\pi i \sum \text{Res}(f, z_k)$, où $z_k$ sont les singularités à l'intérieur de $C$.
Calculons les résidus :
Résidu en $z=0$ :
Pour un pôle simple $z_0$, $\text{Res}(f, z_0) = \lim_{z \to z_0} (z-z_0) f(z)$.
$\text{Res}(f, 0) = \lim_{z \to 0} z \cdot \frac{1}{z(z-1)} = \lim_{z \to 0} \frac{1}{z-1} = \frac{1}{0-1} = -1$.
Résidu en $z=1$ :
$\text{Res}(f, 1) = \lim_{z \to 1} (z-1) \cdot \frac{1}{z(z-1)} = \lim_{z \to 1} \frac{1}{z} = \frac{1}{1} = 1$.
La somme des résidus est $\text{Res}(f, 0) + \text{Res}(f, 1) = -1 + 1 = 0$.
Appliquons le théorème des résidus :
$\oint_C f(z) dz = 2\pi i \times (0) = 0$.
Astuce : Si le contour entoure plusieurs singularités, il faut sommer tous leurs résidus.
Résultat : $\oint_C \frac{1}{z(z-1)} dz = 0$.
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