L'essentiel à connaître
Une plante vit fixée entre le sol et l'air : elle ne peut ni fuir un herbivore ni aller chercher de l'eau ailleurs. Elle compense par son organisation et par un développement qui s'ajuste au milieu. Exemple : une feuille large et très fine offre une grande surface d'échange pour un tout petit volume.
Dans la feuille, la photosynthèse fabrique des sucres à partir du $\text{CO}_2$ de l'air et de l'eau, grâce à l'énergie de la lumière ; ces sucres construisent tous les tissus, bois compris. Le dioxygène rejeté vient de l'eau, cassée grâce à cette énergie (la photolyse). Le $\text{CO}_2$ entre par les stomates, pores de la feuille d'où sort aussi la vapeur d'eau : par temps sec, la plante les ferme, perd moins d'eau, mais fait moins de photosynthèse.
Le xylème fait monter la sève brute (eau et ions minéraux) des racines aux feuilles ; le phloème distribue la sève élaborée, sucrée, vers les organes qui grandissent ou stockent, en haut comme en bas. Une tige d'arbre ne s'allonge que près de son sommet, où un méristème (groupe de cellules qui se divisent) produit de nouvelles cellules. Une jeune tige éclairée d'un seul côté se courbe vers la lumière : son côté à l'ombre, où s'accumule une hormone venue du sommet (l'auxine), s'allonge plus vite.
Pour se protéger, la plante compte sur des épines, une cuticule cireuse qui limite les pertes d'eau et des molécules comme les tanins, qui rendent ses tissus indigestes aux herbivores. Ces notions suivent le programme de spécialité SVT de terminale (voir Sources).
Définition : Le mutualisme est une relation où les deux partenaires gagnent. Exemple : la mycorhize, où un champignon du sol associé aux racines apporte eau et ions minéraux contre des sucres (Planet-Vie). La pollinisation payée en nectar et la dispersion des graines par un animal qui mange le fruit en sont d'autres.
Piège classique : La pollinisation amène le pollen sur le pistil ; la fécondation, ensuite, unit les gamètes. Puis l'ovaire (la base du pistil) devient le fruit, et chaque ovule fécondé devient une graine.
Quiz : teste tes connaissances
Les questions montent en difficulté : garde ton attention pour les trois dernières, les plus piégeuses.
Question 1 : Par où le $\text{CO}_2$ entre-t-il dans une feuille ?
Réponse : C. Le $\text{CO}_2$ entre par les stomates, d'où sort aussi la vapeur d'eau. La cuticule cireuse, elle, fait barrière aux échanges.
Question 2 : Dans une mycorhize, que reçoit la plante du champignon ?
Réponse : A. Les filaments du champignon puisent eau et ions minéraux dans le sol et en cèdent à la plante. Les sucres vont dans l'autre sens : un champignon ne fait pas de photosynthèse.
Question 3 : À quoi servent les tanins accumulés dans les feuilles ?
Réponse : D. Les tanins, défense chimique, rendent les tissus difficiles à digérer et découragent les herbivores. Attirer les pollinisateurs revient aux couleurs et au nectar des fleurs.
Question 4 : Quel tissu fait monter l'eau et les ions minéraux jusqu'aux feuilles ?
Réponse : B. L'eau et les ions forment la sève brute, qui monte dans le xylème. Le phloème transporte l'autre sève, l'élaborée, chargée des sucres des feuilles.
Question 5 : Une abeille boit le nectar d'une fleur et emporte son pollen vers d'autres fleurs. Quelle relation les lie ?
Réponse : C. L'abeille se nourrit et la plante, fixée, fait voyager son pollen pour se reproduire. Ce n'est pas du parasitisme : la plante y gagne aussi.
Question 6 : Par temps sec, une plante ferme ses stomates. Que se passe-t-il ?
Réponse : D. L'eau sort et le $\text{CO}_2$ entre par les mêmes pores : stomates fermés, la plante garde son eau, mais sa photosynthèse ralentit faute de $\text{CO}_2$ (Académie d'agriculture de France). Le piège A oublie ce prix à payer.
Question 7 : On assimile une feuille à une plaque de $40\ \text{cm}^2$, épaisse de $0{,}2\ \text{mm}$ (données fictives). Avec ses deux faces, sans la tranche, que vaut son rapport surface sur volume ?
Réponse : A. $S = 2 \times 40 = 80\ \text{cm}^2$ ; comme $0{,}2\ \text{mm} = 0{,}02\ \text{cm}$, $V = 40 \times 0{,}02 = 0{,}8\ \text{cm}^3$, donc $S/V = 80 / 0{,}8 = 100\ \text{cm}^{-1}$. Sans convertir les millimètres, on trouve $10\ \text{cm}^{-1}$ ; avec une seule face, $50\ \text{cm}^{-1}$.
Question 8 : Un oiseau mange des fruits charnus et rejette leurs graines plus loin. Qu'y gagne la plante ?
Réponse : C. Fixée, la plante profite de l'oiseau pour semer ses graines ailleurs, et l'oiseau se nourrit. La pollinisation, elle, transporte du pollen, avant que les graines existent.
Question 9 : Deux boutures (fragments replantés) d'une même plante, donc aux mêmes gènes, poussent l'une au soleil, l'autre à l'ombre. Elles n'ont pas la même forme. Pourquoi ?
Réponse : A. Mêmes gènes, milieux différents : le développement s'ajuste à la lumière reçue. Une mutation, changement rare et aléatoire de l'ADN, n'expliquerait pas un écart lié à l'éclairage.
Question 10 : Une fleur de cerisier fécondée devient une cerise. Quelle correspondance est juste ?
Réponse : D. L'ovaire, base du pistil, devient le fruit ; l'ovule fécondé, la graine. Les inverser est l'erreur classique : la graine est dans le fruit, comme l'ovule dans l'ovaire.
Question 11 : On plante un clou dans le tronc d'un jeune arbre, à $1\ \text{m}$ du sol. Dix ans plus tard, il est :
Réponse : C. Un tronc ne s'allonge que près de son sommet ; plus bas, il s'épaissit seulement. Le piège A suppose qu'il s'étire sur toute sa longueur.
Question 12 : Un puceron pique le phloème d'une jeune pousse, au sommet d'une plante. Que prélève-t-il ?
Réponse : B. Le phloème contient la sève élaborée, sucrée, qui va des feuilles vers les organes en croissance, parfois vers le haut. Croire qu'elle ne fait que descendre mène au piège A.
Question 13 : Une jeune plante éclairée d'un seul côté se courbe vers la lumière. Pourquoi ?
Réponse : D. Le côté à l'ombre, où s'accumule l'auxine, s'allonge plus vite : la tige penche vers la lumière. Si le côté éclairé s'allongeait plus (piège A), elle pencherait à l'opposé.
Question 14 : D'où vient l'essentiel du carbone qui forme le bois d'un chêne ?
Réponse : A. Les sucres de la photosynthèse, fabriqués à partir du $\text{CO}_2$ de l'air et de l'eau, construisent le bois. Le sol, piège le plus tentant, apporte l'eau et les ions minéraux, pas ce carbone.
Question 15 : Une feuille éclairée rejette du dioxygène. D'où vient-il ?
Réponse : B. C'est la photolyse : la lumière casse des molécules d'eau, ce qui libère le dioxygène. Le piège A paraît logique, mais le $\text{CO}_2$ sert à fabriquer les sucres, sans libérer de dioxygène.
Sources
- Programme de SVT de terminale générale (Bulletin officiel), partie « De la plante sauvage à la plante domestiquée ».
- Benoît Perez-Lamarque, « La biodiversité microbienne à l'épreuve de l'action humaine », Planet-Vie (ENS), 2023.
- Yves Birot et Nathalie Bréda, « La sécheresse : quels risques pour les forêts ? », Académie d'agriculture de France, 2024, révisée en mai 2026.