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Quiz : Maîtrises-tu les Propositions Subordonnées ?

Maîtriser la structure des phrases complexes est essentiel pour réussir tes rédactions et tes commentaires de texte au lycée. Es-tu prêt à relever le défi ?

Cet article a été rédigé à des fins pédagogiques. Les informations présentées peuvent évoluer. Nous t’invitons à vérifier auprès de sources officielles.

L'essentiel à connaître

La phrase complexe se compose de plusieurs propositions, chacune organisée autour d'un verbe conjugué. Comprendre la nature d'une proposition subordonnée nécessite d'analyser son lien avec la proposition principale. On distingue trois grandes familles : les relatives, les complétives et les circonstancielles. La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel) et complète un nom appelé antécédent. Elle fait partie du groupe nominal.

La proposition subordonnée complétive, quant à elle, complète généralement un verbe de la proposition principale. Elle occupe la fonction de complément d'objet direct (COD) ou indirect (COI). La plus fréquente est la complétive introduite par la conjonction de subordination "que". Contrairement à la relative, elle ne peut pas être supprimée sans rendre la phrase incorrecte ou changer radicalement son sens. Elle "complète" l'idée du verbe de tête.

Enfin, les subordonnées circonstancielles expriment les circonstances de l'action : le temps, la cause, le but, la conséquence, la condition, la concession ou la comparaison. Elles sont introduites par des conjonctions de subordination comme "parce que", "quand", "si", "pour que". Ces propositions sont souvent mobiles dans la phrase et peuvent être supprimées, car elles apportent des informations contextuelles supplémentaires à l'action principale.

Définition : Une proposition subordonnée est une proposition qui dépend d'une proposition principale et qui ne peut pas exister seule grammaticalement.

À retenir : Pour identifier une subordonnée, regarde le mot subordonnant. "Que" peut introduire une complétive (après un verbe) ou une relative (après un nom).

Les points clés

Le piège le plus classique réside dans l'analyse du mot "que". S'il suit un nom, c'est un pronom relatif et la proposition est relative. S'il suit un verbe, c'est une conjonction de subordination et la proposition est complétive. Par exemple, dans "Le livre que je lis", "que" reprend "livre" (nom). Dans "Je pense que tu lis", "que" introduit l'objet de la pensée (verbe). Savoir faire cette distinction est la base de toute analyse syntaxique rigoureuse.

Les subordonnées circonstancielles demandent une attention particulière sur le mode verbal utilisé. Certaines conjonctions imposent le subjonctif (bien que, pour que, avant que), tandis que d'autres exigent l'indicatif (parce que, quand, alors que). Confondre ces modes est une erreur fréquente en rédaction. De plus, il ne faut pas confondre le "où" pronom relatif (indiquant un lieu ou un temps lié à un nom) et le "quand" conjonction de subordination (indiquant une circonstance temporelle).

Enfin, n'oublie pas les subordonnées interrogatives indirectes et les infinitives, qui sont des variantes des complétives. Elles ne commencent pas toujours par "que", mais par un mot interrogatif comme "si", "pourquoi" ou "comment". La structure de la phrase reste la même : elle répond à la question "quoi ?" posée après le verbe de la principale. Maîtriser ces nuances te permettra d'éviter les lourdeurs de style et les fautes de ponctuation.

Formule : Nom + Pronom Relatif = Relative / Verbe + Conjonction = Complétive / Conjonction + Circonstance = Circonstancielle.

Piège classique : Ne confonds pas "dont" (pronom relatif) et "donc" (conjonction de coordination). Seul "dont" introduit une proposition subordonnée relative.

Quiz : Teste tes connaissances

Question 1 : Dans la phrase "Le film que j'ai vu est génial", quelle est la nature de la subordonnée ?

A. Proposition subordonnée relative
B. Proposition subordonnée complétive
C. Proposition subordonnée circonstancielle
D. Proposition indépendante

Réponse : A. C'est une relative car "que" est placé juste après le nom "film", qui est son antécédent. Elle complète ce nom. L'option B est fausse car "que" ne suit pas un verbe d'opinion ou de déclaration ici.

Question 2 : Quelle proposition est une complétive dans ces exemples ?

A. La ville où je suis né est loin.
B. Je souhaite que tu viennes demain.
C. Puisqu'il pleut, nous restons ici.
D. L'homme qui parle est mon père.

Réponse : B. "Que tu viennes demain" est le COD du verbe "souhaite". C'est donc une complétive. Dans l'option C, "puisqu'il pleut" exprime la cause, c'est donc une circonstancielle.

Question 3 : Quelle circonstance est exprimée par "bien qu'il soit fatigué" ?

A. La cause
B. La conséquence
C. La concession
D. Le but

Réponse : C. "Bien que" introduit une concession (ou opposition). Cela exprime un fait qui aurait dû empêcher l'action principale mais ne l'a pas fait. L'option D est fausse car le but utiliserait "pour que".

Question 4 : "Je me demande s'il viendra." Quelle est la nature de la subordonnée ?

A. Circonstancielle de condition
B. Complétive interrogative indirecte
C. Relative sans antécédent
D. Circonstancielle de temps

Réponse : B. Bien que commençant par "si", cette proposition complète le verbe de questionnement "demande". Ce n'est pas une condition (option A) mais l'objet de l'interrogation posée de manière indirecte.

Question 5 : Dans "Il travaille pour que ses parents soient fiers", quel est le mode du verbe subordonné ?

A. Indicatif
B. Conditionnel
C. Impératif
D. Subjonctif

Réponse : D. La locution "pour que" exprime le but et impose systématiquement l'emploi du subjonctif ("soient"). L'indicatif (option A) est réservé aux faits réels ou certains comme avec "parce que".

Question 6 : Quel mot introduit toujours une proposition subordonnée relative ?

A. Dont
B. Car
C. Or
D. Donc

Réponse : A. "Dont" est un pronom relatif. Les options B, C et D sont des conjonctions de coordination (Mais, ou, et, donc, or, ni, car) qui relient des propositions sans lien de subordination.

Question 7 : "Il est si grand qu'il touche le plafond." Quelle est la valeur de cette circonstancielle ?

A. La comparaison
B. La cause
C. La conséquence
D. La condition

Réponse : C. Le corrélatif "si. que" exprime ici l'intensité menant à un résultat : la conséquence. L'option A est fausse car il ne compare pas deux éléments, il montre l'effet de sa taille.

Question 8 : Identifie la fonction de la relative : "La voiture que tu as achetée est rouge."

A. Sujet de "est"
B. Complément de l'antécédent "voiture"
C. COD de "as achetée"
D. Attribut du sujet

Réponse : B. Toute la proposition relative a pour fonction "complément de l'antécédent". Attention, si on demandait la fonction du PRONOM "que", ce serait COD (option C), mais ici on parle de la proposition entière.

Question 9 : "Dès que le soleil se lève, les oiseaux chantent." Quelle est la nuance ?

A. La temporalité (simultanéité)
B. La condition
C. La cause
D. L'opposition

Réponse : A. "Dès que" indiqu'un rapport de temps précis (le moment exact du lever). Ce n'est pas une condition (option B) car l'événement est certain de se produire.

Question 10 : Laquelle de ces subordonnées peut généralement être déplacée en début de phrase ?

A. La relative
B. La complétive en "que"
C. L'interrogative indirecte
D. La circonstancielle

Réponse : D. Les circonstancielles sont souvent mobiles ("Quand il pleut, je sors" / "Je sors quand il pleut"). Une complétive (option B) ou une relative (option A) sont liées rigidement au verbe ou au nom qu'elles complètent.

Question 11 : "L'idée qu'il puisse échouer l'effraie." Nature de la subordonnée ?

A. Relative
B. Circonstancielle
C. Complétive complétive du nom
D. Indépendante

Réponse : C. C'est un cas particulier. "Que" n'est pas pronom (il ne remplace pas "idée") mais conjonction. Elle complète le contenu du nom "idée". Ce n'est pas une relative car on ne dit pas "L'idée laquelle."

Question 12 : "Qu'il vienne ou non, je partirai." Quel est le mode de la subordonnée ?

A. Subjonctif
B. Indicatif
C. Conditionnel
D. Infinitif

Réponse : A. Dans cette proposition de concession placée en tête de phrase, le verbe "vienne" est au subjonctif présent. C'est une forme de subordonnée complétive avec une valeur de condition/concession.

Question 13 : "Si tu révises, tu réussiras." Quelle est la valeur de "si" ?

A. Interrogation indirecte
B. Condition ou hypothèse
C. Cause
D. Comparaison

Réponse : B. "Si" introduit ici une circonstancielle de condition. L'option A est fausse car il n'y a pas de verbe de questionnement comme "demander" ou "ignorer" dans la principale.

Question 14 : "Je mange alors que j'ai déjà faim." Quel rapport logique est exprimé ?

A. Le but
B. La conséquence
C. L'opposition
D. Le temps pur

Réponse : C. "Alors que" exprime ici une opposition entre deux faits simultanés. Bien qu'il y ait une notion de temps (simultanéité), le sens principal est le contraste entre les deux situations.

Question 15 : "L'homme dont je t'ai parlé est là." Quelle est la fonction du pronom relatif "dont" ?

A. Sujet
B. COD
C. Complément de lieu
D. Complément d'objet indirect (COI)

Réponse : D. On dit "parler DE quelqu'un". "Dont" remplace "de l'homme". Il est donc COI du verbe "ai parlé". L'option B est fausse car "parler" n'admet pas de COD ici.

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