L'essentiel à connaître
Le prix d'équilibre est celui où la quantité demandée par les acheteurs est égale à la quantité offerte par les vendeurs. Dans le tableau ci-dessous, c'est 4 € la barquette : 600 demandées, 600 offertes. Tout le quiz part de ce tableau (données fictives).
| Prix de la barquette de fraises | Quantité demandée | Quantité offerte |
|---|---|---|
| 2 € | 900 | 300 |
| 3 € | 750 | 450 |
| 4 € | 600 | 600 |
| 5 € | 450 | 750 |
| 6 € | 300 | 900 |
Un marché est le lieu, réel ou fictif, où l'offre rencontre la demande. Dans le modèle simple étudié en seconde, la demande décroît avec le prix et l'offre croît avec lui (fiche eduscol, 2019). Au-dessus de 4 €, il reste des invendus et le prix baisse ; en dessous, il manque des barquettes (pénurie) et le prix monte. Quand seul le prix change, on glisse le long des courbes ; une courbe se déplace quand, à prix égal, la quantité change.
Une taxe versée par les producteurs déplace l'offre vers la gauche : le prix payé monte, le prix gardé par le producteur baisse, la quantité échangée diminue. Quel que soit celui qui la verse, elle pèse sur les acheteurs comme sur les vendeurs. Une subvention, aide de l'État par unité, fait augmenter la quantité échangée : versée aux producteurs, elle fait baisser le prix ; versée aux acheteurs, elle fait monter le prix affiché.
À retenir : avec une taxe ou une subvention, calcule pour chaque prix affiché ce que garde le producteur et ce que débourse l'acheteur, lis leurs quantités dans le tableau, puis cherche le prix où elles sont égales.
Quiz : teste tes connaissances
Les questions montent en difficulté ; les trois dernières sont les plus piégeuses.
Question 1 : Pour un économiste, qu'est-ce qu'un marché ?
Réponse : C. Le marché est la rencontre de l'offre et de la demande, dans un lieu réel ou fictif : un site de vente en ligne en est un, sans aucun étal. A est le piège : le marché du samedi matin n'est qu'un exemple.
Question 2 : Quand le prix passe de 3 € à 5 €, que devient la quantité demandée ?
Réponse : A. La demande décroît avec le prix : plus la barquette est chère, moins les acheteurs en veulent. B est le piège : ce sont les chiffres de l'offre, qui, elle, croît avec le prix.
Question 3 : Quel est l'équilibre de ce marché ?
Réponse : D. À 4 €, 600 barquettes sont demandées et 600 offertes : c'est la seule ligne où les deux colonnes sont égales. C est le piège : à 5 €, 750 barquettes sont offertes, mais 450 seulement trouvent preneur.
Question 4 : Au prix de 3 €, que se passe-t-il ?
Réponse : B. À 3 €, 750 barquettes sont demandées pour 450 offertes : il en manque $750 - 450 = 300$, et les acheteurs prêts à payer plus font monter le prix. A est le piège : les invendus apparaissent au-dessus de 4 €, quand l'offre dépasse la demande.
Question 5 : De 3 € à 5 €, la quantité offerte passe de 450 à 750 barquettes. Pourquoi ?
Réponse : A. Les vendeurs cherchent à vendre le plus cher possible : quand le prix monte, produire et vendre davantage devient intéressant. B est le piège : à 5 €, les acheteurs veulent moins de barquettes (450 contre 750).
Question 6 : Un reportage vante les fraises de la région : à chaque prix, les acheteurs veulent 300 barquettes de plus. L'offre ne change pas. Quel est le nouvel équilibre ?
Réponse : C. La nouvelle demande vaut $450 + 300 = 750$ barquettes à 5 €, exactement ce que les producteurs offrent à ce prix. A est le piège : à 4 €, 900 barquettes sont demandées pour 600 offertes, donc le prix monte.
Question 7 : Après ce reportage, le prix passe de 4 € à 5 €. Que fait la courbe d'offre ?
Réponse : B. La colonne de l'offre n'a pas changé : les producteurs lisent une autre ligne, 750 barquettes à 5 €. A est le piège : la courbe d'offre ne se déplace que si, à prix égal, les producteurs proposent une autre quantité.
Question 8 : Retour au tableau de départ. L'État crée une taxe de 2 € par barquette, versée par les producteurs : ils gardent le prix payé moins 2 € et offrent la quantité du tableau pour ce montant. Quel prix paie l'acheteur à l'équilibre ?
Réponse : D. À 5 €, les producteurs gardent $5 - 2 = 3$ € et offrent 450 barquettes, autant que les acheteurs en demandent à 5 €. A est le piège : à 6 €, ils gardent 4 € et offrent 600 barquettes, pour 300 demandées.
Question 9 : Retour au tableau de départ. L'État verse cette fois 2 € aux producteurs par barquette vendue : ils touchent le prix payé plus 2 € et offrent la quantité du tableau pour ce montant. Quel est le nouvel équilibre ?
Réponse : A. À 3 €, les producteurs touchent $3 + 2 = 5$ € et offrent 750 barquettes, autant que la demande à 3 €. B est le piège : à 2 €, ils touchent 4 € et n'offrent que 600 barquettes pour 900 demandées.
Question 10 : Avec la taxe de la question 8, qui supporte vraiment les 2 € ?
Réponse : C. L'acheteur passe de 4 € à 5 € payés, le producteur de 4 € à 3 € gardés : chacun perd 1 €. A est le piège : celui qui verse la taxe n'est pas forcément celui qui la supporte, car le prix s'ajuste.
Question 11 : Même taxe de 2 €, mais versée par les acheteurs en plus du prix affiché, qui revient aux producteurs. Les acheteurs demandent la quantité du tableau pour le total déboursé. Quel est l'équilibre ?
Réponse : D. À 3 € affichés, les producteurs offrent 450 barquettes, et les acheteurs, qui déboursent $3 + 2 = 5$ €, en demandent 450 : c'est le résultat de la question 8. A est le piège : l'acheteur ne supporte pas toute la taxe parce qu'il la verse.
Question 12 : Retour au tableau de départ. L'État verse 2 € aux acheteurs par barquette achetée, et ils demandent la quantité du tableau pour ce qui leur reste à payer. Que devient le prix affiché ?
Réponse : B. À 5 €, les producteurs offrent 750 barquettes, et l'acheteur, qui ne débourse que $5 - 2 = 3$ €, en demande 750. A est le piège : l'aide aux acheteurs pousse la demande vers la droite, donc le prix affiché monte.
Sources
Ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, eduscol, « Comment se forment les prix sur un marché ? », fiche du programme de SES de seconde, juin 2019.