Notre histoire
Le site qui ne voulait pas fermer.
ORBITECH a commencé comme une plateforme d’intelligence artificielle, montée à 18 ans sans rien savoir du métier. Il a failli fermer. Il est revenu, en blog de révision. Voici comment, sans rien enjoliver.
Le chemin, étape par étape
De la première idée au blog d’aujourd’hui, avec les erreurs, les leçons et les gens qui ont compté. Racontée par Maël Garbe Wajda, qui tient le site.
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Vers 16 ansAvant tout
L’envie d’avoir ma propre boîte
Vers 16 ans, j’avais une envie très claire : monter ma propre entreprise. Je n’y connaissais rien. Mais le commerce, la finance, la façon dont les entreprises se créent et se rachètent me passionnaient déjà. Ça n’a pas changé.
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Juin 2025Le premier projet
Orbitex, l’intelligence artificielle pour les entreprises
Quinze jours après le bac, je lance mon premier projet : aider les entreprises à automatiser leurs tâches avec l’intelligence artificielle. Je découvre ce que ces outils savent faire, et j’en reste bouche bée. Je me dis : dans un an, tout le monde ne parlera que de ça. Je ne me suis pas trompé.
Le projet, lui, n’a pas marché. En quelques semaines, une foule de concurrents est arrivée. Et surtout, j’étais jeune, sans expérience, persuadé que les clients viendraient tout seuls.
Leçon : les clients ne viennent jamais tout seuls.
Le tout premier logo, été 2025. -
Octobre 2025L’idée
L’éclair : une IA pour l’école
Puis l’idée arrive d’un coup : et si l’intelligence artificielle servait à apprendre ? Pas pour donner les réponses, mais pour poser des questions, pas à pas, comme Socrate, jusqu’à ce que l’élève trouve lui-même. Personne ne faisait ça. Nouveau cap, nouveau nom : ORBITECH AI Academy.
Je ne savais pas coder. Les outils qui permettent de construire un logiciel en le décrivant venaient d’arriver : j’ai tout appris en faisant, souvent la nuit, sans rien y comprendre au début.
La première version, je la montre à mon ancien professeur de NSI. En terminale, j’étais le seul élève de NSI de tout le lycée : un professeur rien que pour moi, des après-midis de galère et de bonheur. Il a trouvé l’idée belle, et quelques bugs. Il était content pour moi, et ça comptait.
Le premier logo d’ORBITECH AI Academy, automne 2025. -
Hiver 2025Les rendez-vous
Les premiers rendez-vous
Premier rendez-vous avec un chef d’établissement : mon ancien directeur. Je tremblais. J’avais préparé un dossier complet, persuadé de signer l’après-midi même. On n’a rien signé. Et pourtant, dans la voiture du retour, j’étais le plus heureux du monde.
Ensuite, j’ai écrit à beaucoup de directeurs. Des portes fermées, des réponses de haut, parfois pire. Une exception : mon ancien professeur d’histoire de 6e, devenu directeur, qui m’a reçu avec une vraie bienveillance. Je lui ai présenté la nouvelle version, avec ce logo plus moderne. J’étais fier. Merci à lui.
Leçon : un rendez-vous n’est pas une signature.
Le logo plus moderne, celui qu’on garde encore aujourd’hui. -
2026La presse
La presse s’en mêle
J’ai écrit aux médias. ICI Nord a publié un article. Un matin de mars, un ami m’envoie, au hasard, une photo de sa télé : en bas de l’écran, pendant la matinale, un bandeau parlait de moi.
La matinale d’ICI NordUne nouvelle plateforme éducative pour aider les élèves baptisée Orbitech a été développée par un jeune nordiste originaire de Coutiches près d’Orchies, Mael Garbe, à 18 ans.
Le bandeau du mardi 24 mars 2026, à 7 h 35, recopié mot pour mot. Puis un article de France 3 Hauts-de-France, et un sujet dans le journal de 8 h de France 2. Tout est rassemblé sur la page Presse.
L’ancienne plateforme, photographiée en mai 2026 pour un article. -
En coulissesLa réalité
La réalité, sans filtre
Derrière les reportages, la vérité était plus modeste : quelques centaines d’inscrits, qui revenaient rarement. Deux personnes ont pris un abonnement dès le début, un ami et une amie. 8,99 euros par mois : j’étais fier comme jamais. À cet ami, je dois beaucoup.
Pendant des mois, j’ai travaillé de 10 h 30 à 3 h du matin, 70 à 80 heures par semaine. C’est ce carburant qui m’a fait avancer, corriger des bugs absurdes, sortir des choses dont je ne me croyais pas capable. Construire un produit à partir de rien, c’est ça : pas de magie, des nuits.
J’ai énormément appris. Mais je construisais plus que je n’allais vers les gens : je n’appelais presque jamais.
Leçon : construire ne suffit pas, il faut aller vers les gens.
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Printemps 2026Le virage
La rencontre qui change la route
Mes grands-parents me font rencontrer un homme qui a dirigé de grandes équipes dans l’industrie. Mon grand-père, qui avait pourtant dirigé une usine, restait humble face à lui. En un après-midi, il m’a posé les questions que je ne m’étais jamais posées : tu t’adresses à qui ? Pourquoi eux ? Un couple adorable, qui m’a fait réfléchir comme personne.
Il m’a fallu quelques jours pour digérer. Puis j’ai décidé : je mets la plateforme en pause.
Leçon : écouter ceux qui posent les bonnes questions.
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Six mois plus tardLe silence
Pendant ce temps, le site travaillait seul
J’ai tenté autre chose : une association, des mois de dossiers, puis la réalité économique m’a rattrapé. Puis d’autres projets, enfin concrets. ORBITECH, lui, restait en ligne, sans que personne n’y touche.
Au moment de tout fermer pour de bon, un dernier courriel me fait ouvrir les statistiques : 9 500 clics. Pendant que je regardais ailleurs, des élèves venaient réviser, de plus en plus nombreux.
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Octobre 2026Le retour
Le retour, en blog de révision
Alors on retente, autrement. Plus de plateforme, plus d’abonnement : un blog de révision, gratuit et sans compte, du collège au supérieur. Le site a été refait de fond en comble, et les pages sont reprises une à une, avec de vraies sources.
Le but n’a pas changé depuis le premier jour : que les élèves comprennent, et reprennent confiance. Le nom, lui, est resté.
Ce que j’en garde
Quatre leçons, apprises à la dure. Elles servent bien au-delà d’un site.
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Rien ne vient tout seul
Ni les clients, ni les lecteurs, ni les résultats. Il faut aller les chercher.
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Un rendez-vous n’est pas une signature
Et un refus n’est pas une fin. Les deux font avancer.
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Construire ne suffit pas
Le plus beau des projets ne sert à rien si personne ne le connaît.
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Écouter les bonnes questions
Celles qui dérangent, surtout. Ce sont elles qui changent la route.
Et maintenant ?
Aujourd’hui, ORBITECH, ce sont des cours, des exercices corrigés et des quiz, gratuits et sans compte, tenus à titre bénévole. L’histoire continue, page après page.
Une question, un souvenir, une idée ? Écrivez à [email protected].
Maël Garbe Wajda
